La FONDATION FALRET encourage les travaux de recherche-action dans le champ de la santé mentale afin de faire émerger les réponses manquantes pour faire place dans notre société aux personnes en fragilité psychique.

Le développement de la recherche-action sur les effets sociaux des problèmes de santé mentale est pour la Fondation une priorité, afin de mieux informer et former les professionnels de l’accompagnement, tout autant que les proches et les personnes appelées à côtoyer les personnes en souffrance psychique dans leur parcours de vie dans la cité.

Octroyer une bourse à un jeune chercheur effectuant une étude approfondie sur les troubles cognitifs des personnes présentant des troubles de santé mentale, subventionner des travaux de recherche sur l’adaptation au poste de travail pour des personnes souffrant de schizophrénie ou de bipolarité, financer des congrès ou colloques ayant pour but de confronter les perceptions de la maladie mentale par les français par rapport aux autres pays européens… sont tant d’exemples de projets que peut financer la FONDATION FALRET pour contribuer au développement de réponses nouvelles pour accompagner les personnes en fragilité psychique.

Depuis 2014, la FONDATION FALRET a financé la conduite de différents projets de recherche-action dont les résultats et enseignements sont progressivement mis en pratique.

 

 

Focus sur  3 projets de recherche-action financés par la FONDATION FALRET

 

Projet 1 : Le projet « Distinguer les facteurs de réussite de l’insertion professionnelle des personnes en situation de handicap psychique du point de vue de l’employeur »

Menée par le professeur Denis Leguay (CREHPSY), en collaboration avec l’association ALPHA, l’association ICI-Angers et la Mutualité Française Anjou-Mayenne, cette recherche-action actuellement en voie de finalisation vise à identifier les facteurs de réussite (et d’échec) à l’insertion professionnelle durable de personnes en situation de handicap psychique du point de vue de l’employeur.

L’analyse des résultats obtenus devra permettre de favoriser l’inclusion socio-professionnelle de ces personnes en menant des actions concrètes tant auprès de ce public qu’auprès des entreprises elles-même.

 

Terrain de l’étude

Réalisation d’une étude qualitative mixte auprès de 30 personnes suivies dans le cadre du dispositif d’emploi accompagné.

 

Projet 2 : Le projet « Les différents processus à l’œuvre pour le retour à l’emploi en milieu ordinaire des personnes en situation de handicap psychique » porté par l’équipe Messidor »

Cette recherche financée par la FONDATION FALRET a permis d’identifier des facteurs de succès en matière de réinsertion professionnelle après une analyse comparative dans 16 ESAT de transition. Avec la définition de plus de 120 compétences requises pour les différents acteurs, l’étude met en lumière l’amélioration des résultats par le travail conjoint des conseillers d’insertion et des responsables de production.

Elle reconnaît la dimension déterminante pour le travailleur d’une mise en situation de  travail « réelle » avec parallèlement un étayage qui soutient le travailleur sans l’assister et lui permet de retrouver progressivement une estime de soi, une confiance dans ses capacités, ses potentiels, et un espoir en l’avenir, aspects clés d’un processus de rétablissement.

 

Terrain de l’étude :

16 Établissements et service d’aide par le travail (ÉSAT) de transition Messidor en Rhône- Alpes, regroupant près de 1000 travailleurs en situation de handicap psychique, où le taux d’insertion en milieu ordinaire (30 %) est significativement plus élevé que celui de la plupart des autres services d’aide par le travail en France.

 

Projet 3 : Le projet « Voisiner en santé mentale », porté par l’équipe du Laboratoire de Recherche de l’Établissement Public de Santé Maison Blanche ».

Cette étude ambitionne d’identifier des pistes de progrès pour l’accès au logement de la personne vivant avec un trouble psychique, étape majeure pour son intégration dans la collectivité, à travers l’analyse comparative des expériences et besoins d’adultes concernés, et celui des acteurs associatifs de logements sociaux.

 

L’équipe de recherche comparera les représentations du voisinage de deux groupes de locataires de logements sociaux en milieu urbain. Le point de vue de 30 adultes suivis dans les centres médicopsychologiques du 19e arrondissement de Paris et vivant dans des logements sociaux en milieu ordinaire sera comparé avec celui de 30 autres résidents de logements sociaux recrutés dans le même arrondissement.

Elle mettra ainsi en comparaison le point de vue des personnes vivant avec un trouble psychique avec celui des autres habitants en milieu urbain, sur les représentations et pratiques quotidiennes du voisinage et de son accompagnement.

Ce travail de recherche-action sera finalisé en 2020.

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