Aujourd’hui encore, il existe de nombreux préjugés sur la maladie mentale. Ces idées reçues conduisent à la stigmatisation et l’exclusion des personnes atteintes de fragilités psychiques. Elles ont tendance à ralentir fortement ou empêcher leur rétablissement.

Certaines personnes n’osent plus consulter de peur d’être jugé. Par conséquent, le processus de prise en charge prend du retard. Pour mieux comprendre les questions de santé mentale, il faut démêler le vrai du faux et en finir avec les préjugés !

 

Des exemples d’idées reçues en santé mentale :

 

« Les personnes souffrantes de troubles psychiques sont plus enclines à la violence »

Moins d’1% des crimes sont commis par des individus souffrant de troubles de santé mentale. Cette image persiste de nos jours, étant notamment confortée par différents médias qui revoient une certaine représentation de la population concernée. Il a pourtant été prouvé que ces personnes sont en réalité 7 à 17 fois plus victimes de violences que les autres. Leur stigmatisation constante ainsi que leur marginalisation de la société en sont principalement la cause.

 

 « On ne peut pas vivre normalement avec des troubles psychiques »

Il est aujourd’hui possible pour une personne en fragilité psychique de mener une vie dite « normale ». De nombreuses personnes ayant une fragilité arrivent à vivre normalement, possèdent une vie familiale, un emploi et une vie sociale.

Le Groupe FALRET a notamment développé ces dernières années le dispositif ALFAPSY, organisme de formation qui proposent à des personnes concernées par les problèmes de santé mentale de mener une activité de pair-aidant. Elles apportent leur expérience des problèmes de santé mentale aux professionnels du champ éducatif, social, médico-social ainsi qu’aux entreprises et institutions. Ces personnes réussissent aujourd’hui à vivre avec leur fragilités psychiques et à les dépasser, et mettent maintenant leur savoir au service aux autres.

 

« Les personnes atteintes de troubles psychiques ne peuvent pas travailler »

Les personnes en fragilité psychiques peuvent tout à fait être aptes à travailler. Cela dépend du cadre de travail et de l’accompagnement autour de la personne. Le Groupe FALRET propose par exemple, avec les ESAT Le Colibri et COTRA des dispositifs qui accompagnent les personnes en situation de handicap psychique dans l’insertion socioprofessionnelle.

Selon une étude d’IPSOS réalisée pour la FONDATION FALRET en mars 2017, 76% des Français pensent que les entreprises ne permettent pas aux salariés qui souffrent de problèmes de santé mentale d’être accompagnés et aidés sur leur lieu de travail, symbole du chemin qu’il reste à parcourir au niveau de l’environnement professionnel. Le maintien dans l’emploi et les conditions de travail des personnes en fragilité psychiques sont fortement pointés du doigt malgré une prise de conscience progressive des entreprises.

 

 « Les troubles psychiques sont héréditaires »

1 français sur 5 est aujourd’hui touché par des troubles psychiques, c’est un problème qui nous concerne tous, de près ou de loin. Les maladies mentales ne sont pas déterminées par des facteurs génétiques, elles sont l’assemblage de diverses données qui vont favoriser l’apparition d’un trouble psychique. Ces données là peuvent être sociales, professionnelles, et chaque personne peut à un moment ou à un autre de sa vie en souffrir.

 

« Ne pas sortir d’une dépression, c’est un manque de volonté, une faiblesse de caractère »

La dépression n’a rien à voir avec la volonté. C’est une maladie à part entière, qui comme toute pathologie, ne peut se guérir par sa propre volonté. Il est nécessaire d’avoir un traitement médical adapté et surtout  d’être bien entouré. Tout le monde sans exception peut être touché par la dépression dans sa vie, que ce soit une ou plusieurs fois.

 

« Les enfants ne sont pas concernés par les troubles psychiques »

Les enfants ont aussi une santé mentale et peuvent être en fragilité psychique. Pour le jeune enfant, cette fragilité peut se manifester sous diverses formes : retard de développement, hyperactivité, anxiété… L’enfance est une période déterminante dans la construction d’un individu et de sa bonne santé mentale. À l’adolescence, les cas de fragilité psychique sont plus fréquents, c’est la période de la vie la plus sensible où beaucoup de changements s’opèrent. Par exemple, on retrouve souvent à cette période l’apparition de troubles renvoyant à l’image que l’on dégage tels que l’anorexie ou la boulimie. À l’enfance et l’adolescence, le moindre événement peut avoir des répercussions considérables sur la santé psychique. L’environnement dans lequel va grandir l’enfant est un élément clé pour conserver une bonne santé mentale.

 

                   Santé mentale : 1 Français sur 5 touché, nous sommes tous concernés.

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